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Catégorie : Notes de lecture Vie et Sciences de l'Entreprise 199

L’auteur (rédacteur en chef du site acteurspublics.com) explique que la Cour des Comptes, fondée sous Napoléon Ier, mais dont les origines remontent au Moyen Âge, est une juridiction indépendante qui contrôle la gestion des administrations, évalue les politiques publiques, certifie les comptes de l'État et de la sécurité sociale. Ses missions sont de moins en moins juridictionnelles, mais elles restent néanmoins exercées par des hauts fonctionnaires attachés à leur statut de magistrat inamovible. La Cour des Comptes fait figure de censeur et d'oracle. Chaque année, ses 200 rapports de plus en plus médiatisés suscitent la fierté des magistrats de la Cour - issus de la « botte » de l’ENA -, mais aussi l’inquiétude du gouvernement et des administrations. Le risque pour la Cour des Comptes est de « prêcher dans le désert ». Si les deux tiers de ses recommandations sont suivis, ses alarmes sur les grands sujets des finances publiques (la masse salariale de l'État, l'efficacité du « millefeuille territorial », la protection sociale, l'efficience de la dépense publique…) ne semblent pas être entendues. La valorisation de ses travaux implique qu’elle se désenclave et recherche un nouvel équilibre entre elle, l’exécutif et le législatif.