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VSE 190 - Prix de thèse 2011

Les conditions de succès de la théorie de Keynes : les a-t-on oubliées ?»

Afin d’éviter les mésaventures inflationnistes, les banques centrales, par la loi du 4 août 1993 sur la Banque de France et l’article 123 du traité de fonctionnement de l’Union Européenne, sont devenues indépendantes. Statutairement, elles ne peuvent plus acheter les dettes d’Etat.

Or, dans le cadre de la libéralisation des marchés financiers, la plupart des gouvernements se sont réapproprié les fondamentaux de Keynes, à savoir pratiquer le déficit public pour générer de la croissance. Les élites ont, semble-t-il, emboîté le pas aux gouvernements.

Les opinions publiques ont pourtant et ainsi récemment découvert les niveaux très élevés d’endettement des Etats.

Le déficit public au sens de Maastricht, de la France par exemple, atteint 5,2 % du PIB en 2011, alors que le pacte de stabilité et de croissance européen en fixe la limite à 3 %.

De même, la dette publique, toujours au sens de Maastricht, atteint 1 750 milliards en 2011, soit environ 85,6 % du PIB, alors que le pacte de stabilité de croissance européen en fixe la limite à 60 %, les simples intérêts de la dette, se montant à 48 milliards.

Mais que nous enseigne Keynes précisément à ce sujet ?

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