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Innovation et compétitivité : La reconfiguration des territoires et la création de nouveaux écosystèmes industriels et de services est incontournable !

 

Les médias décrivent chaque jour le nombre insuffisant de nos PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui ne permet pas de combler le déficit de notre balance commerciale, voisin de 70 milliards en 2011. 75 % des exportations françaises proviennent de l’industrie, les 25 % restants correspondant aux services. Il aura fallu la survenue de l’élection présidentielle en période de quasi-récession européenne pour que l’on se penche réellement sur les insuffisances du tissu industriel français qui a perdu plus de 500 000 emplois en 10 ans.

1- L’investissement dans les hommes et les nouvelles technologies

Le développement de ces PME requiert des fondamentaux forts en termes de marge et d’originalité des produits et des services proposés. L’allégement des charges, tout comme une fiscalité adaptée, sont incontournables pour que ces entreprises de petite taille et de taille intermédiaire puissent financer leur développement tout en restant compétitives dans la zone Euro. Cette prise de conscience quant à l’importance des PME et des industries de taille moyenne et leur incidence pour l’emploi est nouvelle quant à sa médiatisation pour le grand public. Fondamentalement l’orientation forte donnée aux services depuis 20 ans en France par rapport à l’industrie démontre ses limites. L’environnement nécessaire au développement de l’industrie est complexe. Il faut en effet investir pour moderniser les capacités industrielles, les optimiser grâce à l’informatique et robotiser lorsque c’est possible et nécessaire pour augmenter la productivité. Ceci suppose qu’en amont les financements soient disponibles pour ces plans de développement ambitieux tout comme pour les formations à l’utilisation des outils à haute valeur ajoutée ! Les Chambres de commerce, les banques régionalisées et les Directions régionales des entreprises, de la concurrence et de l’emploi (DIRRECTE) ont un rôle majeur à jouer dans cette nouvelle organisation des écosystèmes industriels et de services.

2- Les régions comme levier de développement

Le rôle des régions s’avère crucial pour une bonne coordination des ressources nécessaires aux acteurs du développement industriel en y intégrant les clusters et les pôles de compétitivité. La pratique nous montre que, sauf exception, les régions françaises n’ont pas les capacités de financement suffisantes tant pour investir fortement dans les entreprises existantes que pour aider les jeunes pousses à décoller rapidement et faire de la croissance. C’est l’environnement financier porté par les régions (financement des jeunes pousses et des PME) qui a besoin d’être revisité en profondeur pour en faire le moteur d’une croissance régionalisée et décentralisée, au plus près des acteurs locaux. Le rôle des Universités et des Ecoles s’inscrit dans la mise en place de formations répondant aux attentes des entreprises, des pôles de compétitivité et des clusters. Les agglomérations et les métropoles doivent être également en première ligne quant à cette réorganisation de l’écosystème pour le rendre plus favorable au développement et à la croissance des PME. Les pôles, clusters et les grappes technologiques seraient des creusets d’innovation au service des entreprises tout comme le sont les « Kompetenz Netzen » de nos voisins allemands. L’objectif serait de sortir du modèle classique de la sous-traitance pour faire d’une partie des sous-traitants qui le souhaitent et qui le peuvent, des entreprises à part entière disposant des marges de manœuvre suffisantes pour innover et s’internationaliser. Dans ce contexte ces entreprises sous-traitantes transformées en PME puis en ETI ne seraient plus les variables d’ajustements des grands groupes de distribution et industriels comme c’est trop souvent le cas. En tout état de cause, les régions ne peuvent que mettre en place des conditions favorables à l’obtention d’un écosystème performant et ce sont les entrepreneurs au sens schumpétérien qui feront la différence. Le financement par l’Etat de brevets dans des centres de recherche publics n’a de sens que si cette offre est valorisée au moins partiellement par des entreprises. Les chercheurs du Palo Alto Research Center de Xerox avaient développé les plus belles innovations en TIC dans la Silicon Valley dans les années 1970/80, mais ne les utilisaient pas, si ce n’est pour les montrer à des esprits curieux. Sans Steve Jobs et Bill Gates qui ont su mettre au point les objets intégrant les interfaces graphiques, les processeurs, les mémoires et les souris ces inventions ne seraient probablement pas passées à l’état d’innovation pour le grand public aussi rapidement. La régionalisation et les clusters constitueront également des opportunités de rencontres entre des entrepreneurs avides de développement et des technologies à utiliser différemment ou à faire émerger de manière originale dans des concepts et des objets nouveaux.

3- Le rôle central de l’Etat

Le rôle de l’Etat serait alors de coordonner l’interrégional tant en ce qui concerne les financements avec Oseo et le Fonds Stratégique d’Investissement ou la répartition des fonds octroyés au moyen du Grand emprunt aux institutions universitaires. Cette décentralisation indispensable à une bonne articulation entre le niveau régional et le national ne peut réussir sans une volonté forte. La France est en train de sortir du modèle bonapartiste réglé administrativement et centralisé à un écosystème décentralisé et flexible. Cette transformation de l’économie colbertiste des grands contrats à la Française a permis de développer des groupes de taille internationale des années 1960 aux années 2000, mais ne répond que partiellement au défi de la création d’emplois sur le territoire national. La puissance publique doit appuyer ce mouvement de transfert de compétences vers les régions et les métropoles. Ce modèle d’économie décentralisée s’appuierait sur des jeunes pousses et des PME régionalisées et mondialisées ancrées dans leur territoire proposant une offre nouvelle et compétitive. Ce nouveau paradigme est indispensable pour répondre de manière pertinente aux attentes des entrepreneurs et aux contraintes de la mondialisation. Les brevets et droits de propriété intellectuelle développés dans les SAIC (Services d’activités industrielles et commerciales) universitaires, tout comme dans les grands centres de recherche, devraient être proposés aux entreprises par le biais des structures adéquates, pôles ou clusters, et favoriser l’innovation ouverte. Ce nouveau mix rebattrait les cartes et permettrait de faire bouger les frontières du système actuel vers plus de flexibilité et d’innovation.
En matière financière, le rôle de l’Etat serait d’apporter les ressources nécessaires au meilleur taux en faisant pression sur la Banque Centrale Européenne pour qu’elle continue à assouplir sa politique monétaire et à abaisser son taux indicatif en se rapprochant de la politique de la Réserve Fédérale américaine tout en contrôlant l’émergence de bulles potentielles. Dans le contexte actuel un emprunt ciblé sur les entreprises industrielles n’apporterait pas tous les ingrédients nécessaires à la relance de l’économie car il s’agit de créer de nouvelles chaînes de valeur dans les écosystèmes territorialisés. L’objectif pour l’économie française pourrait être de redescendre à 2 millions de chômeurs au lieu des 3 millions actuels sur un horizon à 10 ans. Si rien n’est fait, le chômage pourrait atteindre le seuil de 4 millions d’ici 2020. Un emprunt a un coût pour la collectivité nationale, mais il faut le comparer avec le financement de un à deux millions de chômeurs de plus pendant 10 ans et le déclassement économique de la France en Europe et dans le monde. C’est le prix de l’assurance anti-déclin !
Le modèle libéral financier mis en place par les pouvoirs publics après 1981 et adapté aux entreprises du CAC 40 et aux grands groupes de distribution a fait preuve de son efficacité pour ces entreprises, mais il n’a pas permis de développer le tissu industriel comme en Allemagne ou en Italie. L’industrie française ne représente plus que 13 % du PIB contre 20 % pour l’Italie et 26 % pour l’Allemagne, deux pays où la régionalisation est plus poussée qu’en France. Il faut donc rajouter un volet de politique industrielle régionalisée au modèle libéral financier pour faire décoller ces nouvelles entreprises sources d’emploi. Le modèle financier axé sur la valeur actionnariale n’est pas incompatible avec le développement industriel comme le montre l’exemple de la RFA qui dispose de la première bourse continentale européenne « Deutsche Börse » qui la relie aux marchés financiers et de Länders décentralisés qui cultivent leurs PME en leur permettant de réussir brillamment à l’international.
Les limites des politiques industrielles mises en place depuis 20 ans sont démontrées par le déclin sur la durée et la perte de compétitivité de l’industrie française. Elles ne pourront être traitées sans remettre en cause l’organisation actuelle du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Le pôle Industrie devrait être rapproché de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche tout en ayant une articulation forte avec les régions pour accélérer le développement des écosystèmes propices aux entreprises territorialisées.

4- Le rassemblement mondial des Conseillers du Commerce extérieur

Les 9 et 10 février 2012, plus de 500 entrepreneurs français et « Conseillers du Commerce extérieur de la France » provenant de 50 pays se sont retrouvés dans un symposium à Miami. Ils ont évoqué le développement de leurs entreprises sur les principaux marchés mondiaux. Le renforcement de ce premier réseau d’affaires mondial français était la thématique centrale. Oseo et Ubifrance participaient à l’évènement, lequel a reçu la visite du secrétaire d’Etat aux PME, à l’Artisanat et au Commerce et aux professions libérales. La richesse et la variété des enseignements apportés par ces entrepreneurs ont montré que des entreprises de profils différents peuvent réussir à s’insérer dans la compétition mondiale avec succès dès lors qu’elles maîtrisent des savoir-faire spécifiques et disposent des compétences adéquates. La compétitivité est un des éléments clés de la percée sur les marchés extérieurs. L’originalité de l’offre de ces entreprises sur les marchés émergents à fort taux de croissance participe à la réussite et à l’expansion de ces entreprises. Elles doivent leur croissance et leur réussite à une mondialisation très souvent déployée à partir du tremplin hexagonal, et aux talents de leurs entrepreneurs.

Orientations

Ce que ces entreprises ont réussi à l’international, quelques milliers d’autres peuvent le faire si les conditions favorables sont réunies, notamment au niveau régional, pour leur permettre d’éclore et/ou d’accélérer leur croissance. Les composantes de l’écosystème existent à travers les centres de recherche, les clusters, les régions et le nombre de Français désireux d’entreprendre ou ayant déjà une expérience entrepreneuriale. Le grand défi, c’est la mise en marche de cet écosystème avec les moyens financiers adéquats. L’enjeu, c’est le maintien de la France dans le peloton de tête des puissances industrielles à vocation mondiale ou la gestion d’un déclin qui semble amorcé. Les candidats à l’élection présidentielle sont confrontés à ce défi car ils seront jugés rapidement par leurs capacités à transformer le système industriel existant en un écosystème mondialisable, créateur de valeur et d’emplois. A l’échéance de la mandature, c’est sur des résultats concrets en termes de développement de jeunes pousses, de déploiement international de PME / ETI et sur les créations d’emploi que l’élu sera jugé ! Sans oublier la diminution du déficit commercial extérieur parallèlement à la réduction du déficit budgétaire.

De nouvelles pistes dans le management des réformes publiques

 

Les hôpitaux français ont connu depuis trente ans un très grand nombre de réformes. Elles ont été engagées par tous les gouvernements, quelles que soient leurs orientations politiques, dans une direction immuable : la maîtrise des dépenses de santé. Citons ici quelques étapes importantes de ce flot continu de réformes : lancement du projet de médicalisation des systèmes d'information en 1982 (qui deviendra ensuite PMSI), l’instauration d’un forfait journalier en 1983, l’apparition des contrats d’objectif et de moyens en 1991, le Plan Hôpital 2007 lancé en 2003 qui crée les pôles hospitaliers d'activité, l’état des prévisions de recettes et de dépenses et la tarification à l'activité (T2A), la simplification du régime juridique des établissements de santé en 2005, ou dernièrement la loi Hôpital, patients, santé et territoire en 2009.

Ces réformes d’un système hospitalier, considéré comme l’un des meilleurs mais des plus coûteux au monde, ont oscillé entre des cercles vicieux bureaucratiques (multiplication d’instances de régulation, de procédures budgétaires…) et une orientation vers la nouvelle gestion publique (décentralisation, autonomie, direction par objectifs…). Notre système de soins est désormais soumis à des injonctions paradoxales entre la maîtrise des dépenses de santé et la préservation des missions de service public. Ce que l’on pourrait appeler, à la suite d’Andreu Solé, un processus d’entreprisation est-il vraiment la seule ou la meilleure solution ?

Sauver l'hôpital public, titre d’une lettre ouverte des représentants de l’AP-HP adressée en 2008 à leur ministre de tutelle, est un enjeu auquel les Français sont très attachés. Dans cette période de campagne présidentielle, les différents candidats se sont exprimés sur de nombreux aspects de la politique de soins : la rémunération des médecins généralistes, la lutte contre les déserts médicaux, les déremboursements et la surmédication. Mais force est de constater qu’au-delà d’une volonté affichée de redonner toute sa place à l’hôpital public, les candidats sont (pour l’instant ?) restés très discrets tant sur le diagnostic que sur les projets relatifs à notre système hospitalier. C’est dans cette perspective que deux articles de ce numéro abordent le management hospitalier.

Dans le premier, Olivier Guérin et Jocelyn Husser se penchent sur la mise en place de la tarification à l’activité (T2A) dans le système hospitalier français. L’introduction de modes de financement radicalement nouveau engendre nécessairement des changements profonds dans les pratiques des institutions. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on les met en place. La T2A avait ainsi pour objectif général d’augmenter l’activité dans un cadre de maîtrise des dépenses de santé, mais aussi, plus particulièrement, de réduire les délais d’attente en chirurgie programmée. Cependant, l'impact des instruments de gestion, véritable technologie invisible pour reprendre l’expression de Michel Berry, est toujours complexe et inattendu. Lorsque les acteurs se les approprient, les nouveaux instruments de gestion produisent des effets qui vont bien souvent dans un sens opposé à celui invoqué par leurs géniteurs pour les justifier. Un tel effet est donc désormais anticipé par les acteurs et les observateurs, ce qui donne lieu à quelques légendes urbaines illustrées d’anecdotes ou d’exemples isolés. Ainsi, on prêtait à la T2A la responsabilité d’amener certains établissements de santé, et notamment les cliniques, à abandonner le traitement de certaines pathologies, au prétexte qu’elles seraient peu rentables. Or, sur la base des données du PMSI, les auteurs n’observent pas un tel phénomène : le secteur privé ne semble pas délaisser les GHM (groupes homogènes de malades) les plus lourds pour se spécialiser dans les GHM les moins coûteux.

Le second article propose une analyse du changement organisationnel dans l’univers hospitalier. Jocelyn Husser présente une étude de cas sur l’effort des cadres intermédiaires pour articuler une nouvelle certification dans les urgences pédiatriques d’un CHU. Cette recherche permet d’ouvrir des perspectives sur le management du changement, à travers par exemple la notion d’arrière-scène permettant l’expérimentation.

Au-delà du système hospitalier, le troisième article traite encore du management des réformes publiques, mais de façon plus indirecte. Frédéric Teulon et Bruno Fischer nous proposent des pistes intéressantes dans la crise actuelle par le détour de l’histoire de la pensée économique. En effet, dans une période de krach des dettes souveraines et de dégradation de la note de la France, il est stimulant de (re)découvrir la pensée de ce grand économiste français qu’était Jacques Rueff. Les auteurs nous font partager les credo d’un esprit souvent avant-coureur. Ainsi, Jacques Rueff serait sûrement bien aise de découvrir l’indépendance de la Banque centrale européenne empreinte d’orthodoxie allemande, lui qui pensait que des barrières très rigoureuses étaient nécessaires pour empêcher les pouvoirs de commettre des excès monétaires. Il est de même intéressant de se remémorer qu’il fut à l’origine d’un rapport (Armand-Rueff 1959) qui a inspiré la commission Attali pour la libération de la croissance française. Mais il est surtout l’auteur d’un plan (le plan Pinay-Rueff) lancé dans un contexte de crise financière et politique qui a permis un redressement des grands équilibres. Il serait illusoire de vouloir adopter un même remède à des crises de nature très différentes, mais l’efficacité d’un plan explicite, ambitieux et cohérent reposant sur plusieurs leviers est une piste qui n’a probablement pas été suffisamment explorée depuis le début de cette crise.

Le pilotage des équipes hospitalières par le management quotidien d’articulation

 Résumé :

Dans le contexte hospitalier, les cadres intermédiaires mènent une mission quotidienne d’articulation nécessaire au pilotage des services et, de proche en proche, au bon fonctionnement d’un hôpital. L’objet de cet article est de comprendre comment ces cadres intermédiaires recherchent et expérimentent continuellement des nouvelles formes d’organisation, répondant à la fois aux patients, aux contraintes des équipes et aux réformes hospitalières. Le pilotage par les articulations du travail collectif, sans cesse testées, renouvelées et remplacées représente une des réponses à ce questionnement. L’étude de cas présentée dans cet article, à savoir le pilotage d’un service d’urgences pédiatriques, permet d’appréhender de façon plus précise les éléments constitutifs d’une articulation, dans un contexte de changement organisationnel. L’articulation englobe un ensemble d’interactions à travers deux scènes organisationnelles clairement différenciées : celles des patients et des soignants puis celle des soignants et des équipes support.

 

Abstract:

In the hospital setting, middle managers are conducting a daily mission articulation necessary to run services and, step by step, the proper functioning of a hospital. The purpose of this paper is to understand how these middle managers are looking for and continually experimenting new forms of organization as both patients and hospital reforms. Implementing articulations, which are constantly tested, renewed and replaced is one of the answers to the question. The case study presented in this paper, namely the control of a pediatric emergency department, allows to understand more precisely the elements of a joint, in a context of organizational change. The link includes a set of interactions through two scenes organizational clearly differentiated: the one including patients and caregivers and the other one involving caregivers and operative.

Les effets incitatifs de la T2A pour les établissements de soins : vers une nouvelle répartition des actes chirurgicaux ?

 

Résumé :

L’objectif de cet article est de décrire et d’analyser, dans le contexte français, les effets de la tarification à l’activité (T2A) sur l’activité de chirurgie des établissements de santé, tant publics que privés, en s’appuyant sur des données annuelles extraites du Programme Médicalisé du Système d’Information (PMSI) pour les années 2004 et 2008. L’analyse statistique menée au niveau national et relative aux Groupes Homogènes de Malades (GHM) chirurgicaux, montre qu’il n’existe pas d’effet T2A dans le choix du type de GHM (avec ou sans CMA) par les établissements de santé. En revanche, l’étude menée révèle une augmentation du codage depuis le passage à la T2A pour ces mêmes GHM et ceci, quel que soit le secteur (privé ou public).

Abstract:

The research at hand aims to describe and to analyze, in the French context, the effects of the T2A (activity-based payment model) on the activity of surgery for acute care hospitals (public and private) based on annual data coming from the PMSI system in 2004 and 2008. The statistical analysis run at the national level, related to surgical GHM, shows that there is no T2A effect on the choice of the type of GHM (with or without CMA) by acute care hospitals. By contrast, the research reveals an increased number in the use of multiple coding for the same surgical GHM whatever the sector (public or private).

L’analyse libérale des crises financières : un hommage à Jacques Rueff.

 Résumé :

Jacques Léon Rueff (né le 23 août 1896 - décédé le 23 avril 1978) est un des plus grands économistes français du XXe siècle, pourtant il est aujourd’hui largement méconnu. La répétition des crises financières à l’échelle mondiale est l’occasion de redécouvrir l’originalité de la pensée de cet auteur libéral qui a été un conseiller auprès de Raymond Poincaré en 1926 lors de la crise du franc, puis acteur du redressement de l’économie française en 1958. Fasciné par le système de l’étalon or, Rueff dénonce l’hégémonie monétaire américaine et le désordre monétaire international des années 1960/1970.

 

Abstract:

Jacques Léon Rueff (1896-1978) is one of the great French economists of the twentieth century, yet today it is largely unknown. The recurrence of financial crises around the world is an opportunity to rediscover the originality of thought of that great liberal writer who was an advisor to Raymond Poincaré in 1926 during the crisis of the franc, and actor of recovery of the French economy in 1958. Fascinated by the system of the gold standard, Rueff denounces U.S. monetary hegemony and international monetary disorder for years 1960/1970.

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