Font Size

Cpanel

La théorie des conventions : Quelle logique organisationnelle ?

Un ensemble de chercheurs s’accorde à penser que la théorie des conventions est efficace pour décrire le fonctionnement des organisations et pour diagnostiquer ou expliquer les problèmes que rencontrent les organisations concrètes. La théorie des conventions présente de nombreux apports intéressant à la fois l’organisation et l’individu. Ce modèle peut servir à expliquer le marché et l’organisation, l’institution et l’entrepreneur, la rationalisation explicite et implicite, le gouvernement de l’entreprise et l’organisation, les aspects politiques et sociétaux de l’organisation. La fécondité de ce courant théorique ne doit pas occulter sa difficulté opératoire en sciences de gestion.
L’objet de cet article est de présenter justement les principales modalités opératoires déjà exploitées et de proposer une articulation autour d’un moment clé des conventions, celui du changement organisationnel.

L'influence de l'expérience sur l'image de la marque de service

Cette recherche doctorale se propose de montrer que la participation du client à la réalisation du service fait de l’expérience qui lui est associée le pivot de la formation de l’image de la marque de service. L’hypothèse centrale postule qu’au-delà de la communication et du nombre d’expériences vécues, la manière dont sont vécues les expériences influence la force et la nature de l’image de la marque.

La démarche méthodologique s’appuie sur deux études empiriques principales : une étude qualitative exploratoire menée auprès de 8 consommateurs de la marque IKEA selon la méthode des protocoles verbaux et une étude quantitative confirmatoire menée auprès de 2716 individus connaissant la marque IKEA.
La recherche a comme principaux apports la conceptualisation de l’expérience de service du point de vue du consommateur et la mise en évidence de sa nécessaire intégration aux stratégies de gestion de la marque de service.

Aptitude, préférences et sélections des travailleurs

La coexistence de différents modes de rémunération indexés sur la performance des travailleurs est souvent associée à la diversité des caractéristiques des entreprises. Cette explication est néanmoins insuffisante. La variété des modes de rémunération correspond également à l’existence de différents types de travailleurs. Des travailleurs hétérogènes en termes de niveaux d’aptitudes et aussi de préférences intrinsèques telles les préférences sociales peuvent maximiser leur utilité sous un mode de rémunération particulier. Il est prouvé théoriquement et empiriquement que les travailleurs s’auto-sélectionnent entre différents types d’organisations en fonction de leur niveau d’aptitude mais aussi de leurs préférences sociales. Par ailleurs, l’hétérogénéité de la main-d’œuvre contribue à l’efficience du marché si les travailleurs s’auto-sélectionnent dans différentes organisations.

Intérêt organistionnel du coaching individuel

Dans une démarche exploratoire, ce travail propose une compréhension de l’intérêt porté au coaching individuel en entreprise aujourd’hui. Il repose sur trois études : une analyse de l’offre marchande du coaching, deux études de cas où le coaching est tantôt mis en place (dans un cabinet de conseil pour ses associés), tantôt envisagé (sur un site industriel pour ses managers). A partir de nos analyses, nous défendons la thèse suivante : l’intérêt pour le coaching serait lié à sa malléabilité qui permet de maintenir une certaine ambiguïté sur les raisons de sa mobilisation par différents acteurs du dispositif coaching, pour répondre aux règles du « jeu » organisationnel, reposant sur la mobilisation du « je ». Cette malléabilité place la pratique en tension entre différents pôles, ouvrant des espaces de pouvoir dans les organisations. Des grilles de lecture, implications managériales du travail de thèse, sont présentées pour mettre en avant les différents intérêts à la mise en place du coaching, impliquant une variété de rôles joués par le coach dans les organisations.

L'exclusion bancaire : de quoi parle-t-on ? Une perspective française

Cet article interroge le phénomène d’exclusion bancaire des particuliers, définie comme le processus par lequel une personne ne peut plus mener une vie sociale normale en raison de difficultés bancaires d’accès ou d’usage. L’exclusion est envisagée ici comme la conséquence possible d’une tension socio-économique, entre la nécessité, pour l’ensemble de la population, de recourir aux services bancaires d’une part, et les contraintes de rentabilité auxquelles sont soumis les établissements de crédits qui distribuent ces produits d’autre part. Il s’agit donc d’analyser l’influence, sur la situation des particuliers, de la qualité de la prestation de services bancaires, en fonction du contexte institutionnel au sein duquel elle se développe.

Vous êtes ici :